L'Union pour la Vie a été créée pour faciliter l'union entre les associations qui placent le respect de la Vie humaine au centre de leurs objectifs.
Elle doit être le creuset d'une stratégie commune et elle entend mettre en oeuvre tout ce qui peut contribuer à renforcer les liens et la cohésion de ces associations dans leurs actions.
L'Union Pour la Vie fut fondée en juin 1993. Les premiers adhérents ont été des associations dont les responsables se réunissaient régulièrement pour échanger informations et suggestions et ont éprouvé le besoin de formaliser ces rencontres.
PLATE-FORME DOCTRINALE
Les associations qui adhèrent à l'UPV ont en commun des options fondamentales :
1.- Que la vie soit reconnue comme un don de Dieu ou qu'elle soit reconnue comme sacrée, sans référence explicite à un Créateur, comme dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la dignité de tout être humain, son droit à la vie, son indisponibilité et son inviolabilité sont des valeurs universelles auxquelles les associations - membres de l'U.P.V. adhèrent sans réserve.
2.- De la fécondation à la mort naturelle, c'est le même être qui est conçu, se développe et meurt. "Est déjà un homme celui qui le sera" (Tertullien). Tout être humain doit être considéré et respecté comme une personne.
3.- Loin d'être une option particulière, concernant la morale privée, la défense de la vie touche à la raison d'être de la société politique et le devoir de l'Etat est de protéger toute vie humaine.
4.- Une loi qui permet une agression délibérée contre la vie est injuste et nuisible pour la société.
Tel est le cas de la législation française dépénalisant l'avortement et autorisant la congélation des embryons; tel serait celui d'une législation permettant l'euthanasie, l'expérimentation sur l'homme sans utilité pour la santé de celui qui en serait l'objet, toute sélection au stade embryonnaire, toute forme d'eugénisme et toute atteinte à l'intégrité du génome humain;
5.- L'objectif ultime commun est de restaurer, dans le droit français, le respect absolu et inconditionnel de toute vie humaine.
6.- L'avortement est non seulement le meurtre d'un être humain, mais aussi une blessure profonde pour la mère et pour le père. Si la femme, pour sa propre dignité, doit pouvoir "disposer de son corps", dans le cas de la grossesse elle ne peut ignorer que l'être humain qu'elle porte est distinct de son propre corps.
7.- L'avortement ne peut être considéré comme un remède, notamment à la détresse qu'une femme ou un couple peut éprouver du fait d'une grossesse.
8.- La prise en charge de l'avortement par la Sécurité Sociale et son soutien par une loi d'exception, accréditant l'idée d'un droit à l'avortement, sont à rejeter. La société doit tout mettre en œuvre pour répondre aux difficultés qui peuvent survenir du fait d'une grossesse et permettre à celle-ci d'être menée à son terme.
9.- La clause de conscience doit être reconnue non seulement aux médecins, aux infirmières et aux sages-femmes, mais aussi aux personnels des services sociaux, aux personnels administratifs des hôpitaux, aux pharmaciens et à l'ensemble des citoyens.
10.- La transmission de la vie humaine a une originalité propre qui doit être respectée : l'enfant a le droit d'être conçu, mis au monde et éduqué par ses parents.
11.- La famille fondée sur le mariage, entendu comme l'union d'un homme et d'une femme, joue un rôle prépondérant dans le soutien d'une culture de vie et de l'éducation des jeunes en vue du respect de chaque personne et d'un amour véritable, condition de la dignité de la procréation.